Que penser contre le Système ?

Depuis l’effondrement, programmé, de l’Union soviétique en 1991, le monde qui apparemment s’ordonnançait jusqu’alors entre deux pôles antagonistes, Washington contre Moscou, le libéralisme contre le marxisme, la « liberté contre l’oppression » etc. se trouva tout à coup univoque, unipolaire et pour tout dire sorti de l’Histoire comme avait pu le penser Fukuyama.

Le principe de vie détestant l’unipolarité – relisons Hegel – repose toujours sur une dualité, une dialectique, ainsi que serait la vie sans la mort, le bien sans le mal, le plus sans le moins, le Yin sans le Yang etc.

J’avoue avoir cherché et attendu depuis cet effondrement géopolitique majeur, la résurgence d’une pensée alternative à l’idéologie du Système et le moins que l’on puisse dire est que l’encéphalogramme semble désespérément plat. Bien évidemment, les penseurs du Système sont parfaitement conscients de cet état de fait et ils savent aussi qu’ils ont besoin d’une altérité – on ne se pose qu’en s’opposant – et c’est pourquoi le Système s’est façonné un ennemi, le terrorisme islamique, figure commode, à la fois virtuelle et réelle, qui autorise et légitime toutes les guerres de conquête et de déstabilisation sur les territoires où sont présentes des communautés musulmanes, de la Chine à l’Europe, en passant par la Russie, la Birmanie, l’Indonésie, l’Iran, le proche et le Moyen-Orient, l’Afrique…

En créant ce Golem, les néo-conservateurs états-uniens, fidèles à la pensée de Carl Schmitt, désignent l’ennemi pour orienter les peuples sous leur domination idéologique vers une confrontation programmée entre les peuples « occidentaux » – c’est-à-dire adhérant à l’idéologie occidentale et les peuples vivant leur foi dans l’Islam, quelle que soit sa forme, chiite, sunnite ou autre.

Avant de partir à la recherche de ce que pourrait-être une alternative au Système, essayons déjà de définir ce qu’il est :

Qu’est-ce que le Système ?

Il s’agit d’une oligarchie marchande née à Londres au tournant du XVIème siècle et qui sous l’inspiration de l’un de ses promoteurs, Walter Raleigh, auteur du célèbre aphorisme « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même » inventa l’idée de la soumission des peuples, non plus seulement par la guerre, mais par tous les moyens possibles, y compris le commerce. Le parangon de cette politique fut la mise en place de la « diplomatie » de la canonnière qui existe toujours aujourd’hui mais sous des formes plus subtiles ainsi que l’a parfaitement analysé Hervé Juvin dans son remarquable petit opuscule que je vous recommande La guerre du droit pénal aura-t-elle lieu ?

Cette oligarchie a prospéré au fil des siècles et forte de la puissance financière qu’elle s’est donnée, se sert des Etats qu’elle a subjugués ou conquis pour faire avancer ses pions et progresser vers le but ultime qui est la création de ce gouvernement mondial qu’ils tentent par tous les moyens d’imposer.

La meilleure façon de dissimuler quelque chose consistant à l’étaler sous vos yeux, l’oligarchie anglo-saxonne a choisi une idée simple pour faire avancer son projet en appliquant le principe de la conspiration ouverte (open conspiracy) tel que l’a théorisé l’auteur de science-fiction britannique H.G Wells. Cette excellente méthode permet de stigmatiser les adeptes du complotisme en sciant l’argument premier du secret et de la dissimulation qui définit le complot. Il n’y a pas de complot puisque les sectateurs de la gouvernance mondiale ne se cachent pas et même, revendiquent fièrement leur volonté de « gouvernance mondiale ».

Enfin, pour achever de manière négative la définition du Système, que l’on pourrait appeler plus justement l’idéologie anglo-saxonne, je réfute les arguments de ceux qui pensent que le Système serait animé par une idéologie juive. D’abord parce que le monde juif est infiniment plus complexe et fragile que ne le pensent généralement les antisémites primaires et ensuite parce que la simple observation de cette conspiration ouverte montre que si des Juifs sont présents parmi celle-ci, elle comprend également des catholiques, des orthodoxes, des protestants, des musulmans, des shintoïstes, des bouddhistes, des animistes, des athées, des gnostiques, des libres penseurs…

Bref, ce qui définit les adeptes du Système ce n’est pas l’appartenance à une religion ou une spiritualité quelconque, c’est l’adhésion totale à une caste et à son principe existentiel : la mise en esclavage de l’humanité sous leur férule, et avec un moyen simple comme l’œuf de Collomb : la servitude par la dette. Dette des Etats, dettes des entreprises ou des collectivités, dettes des individus, l’accumulation abyssale de ces trilliards d’euros ou de dollars dus à des entités largement anonymes est le principal vecteur du Système pour nous enchaîner de manière irrémédiable. Le suffixe « diable » étant le mot ad hoc.

Ayant défini sommairement le Système et son but, quelle pourrait, devrait être l’alternative à celui-ci ?

Quelle alternative contre le Système ?

Les deux armes principales du Système sont la séduction et l’anathème. Elles sont utilisées aussi bien à l’échelle individuelle qu’au niveau des organisations ou des Etats souverains (Etats dits voyous). Et elle peut bien sûr mener jusqu’à l’écrasement d’un chef d’Etat et de son peuple, l’Irak et la Libye en étant des illustrations récentes. Pour les individus, la mort sociale dans un premier temps par l’ostracisme, voire la disparition pure et simple quand cela ne suffit pas.

La séduction se fait par la promesse d’abondance et de consommation sans frein et d’une pseudo liberté individuelle (« chacun fait, fait, fait, ce qui lui plaît, plaît, plaît »). Au niveau étatique, la séduction se pratique par la promesse d’une vie sociale hors normes et des avantages qui en découlent pour la nomenklatura qui dirige et la menace d’en être exclu ou puni en cas de refus d’obéissance.

L’anathème est jeté sur toutes les personnes ou les organisations qui représentent un danger ou un frein à la réussite de la fragmentation des sociétés et des peuples, condition sine qua non pour parvenir à la domination totale de l’humanité.

Ces deux armes sont redoutables et remarquablement efficaces. La promesse d’abondance maintient les classes moyennes occidentales, qui en bénéficient encore un peu, dans la conviction qu’il ne faut surtout pas changer pour des idées alternatives qui risqueraient de faire perdre le peu qui reste, mais elle agit aussi comme un aimant phénoménal pour les populations déshéritées du quart-monde à qui les tenants du mondialisme promettent le paradis sur terre après avoir organisé leur déstabilisation par la guerre ou la prédation économique et en favorisant leur émigration vers un occident mythifié dans lequel elles seront transformées en esclaves du capital et dont la force de travail vendue à bas coût permettra de mieux paupériser les sociétés autochtones.

L’anathème quant à lui procède de la mise en place de mythes incapacitants consistant à revêtir d’une tunique de Nessus l’adversaire idéologique afin de le vouer aux gémonies et à l’opprobre public. Pour cela, le Système crée une chaine de causalité entre les valeurs traditionnelles et inverse leur sens en les polarisant de manière négative. Ainsi, l’Eglise catholique qui est en faveur de la famille traditionnelle subit-elle des attaques sur la pédophilie, réelle ou supposée, de certains de ses membres afin de mieux promouvoir la théorie du genre. De même, cette chaîne de causalité sera utilisée aussi contre les mouvements populistes, classés à gauche ou à droite, et ils seront stigmatisés pour leur volonté de défendre les peuples contre l’oligarchie. On leur jettera alors la tunique de Nessus du nationalisme, c’est-à-dire du nazisme, donc de la Shoah etc. (reductio ad hitlerum).

L’alternative doit donc s’opérer en retournant les armes du Système contre lui et en se réappropriant l’art de la séduction et la pratique de l’anathème pour diaboliser l’ennemi.

Concernant la séduction, celle-ci s’exerce par l’exemplarité, l’attractivité et le faire-savoir, ou la propagande si vous préférez. En la matière, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître aux Anglo-Saxons un savoir-faire indéniable. Que ce soit à Londres depuis le XIXème siècle où les bourgeoisies compradores du monde entier envoient leurs rejetons pour se former, voire se conformer à l’idéologie marchande ou à New-York qui a partiellement remplacé la matrice londonienne dans le mythe de la nouvelle Rome éclairant les nations, les Anglo-Saxons ont su créer une ambiance attractive (mode, dynamisme, originalité, tendances, futurisme, créativité, innovation…) pour drainer une bonne partie des élites mondiales et les asservir à leur cause.

Objectivement, et sauf méconnaissance de ma part, je ne connais pas un pays dans le monde qui incarnerait aujourd’hui une altérité attractive au monde anglo-saxon et susceptible de subjuguer les masses occidentales lobotomisées.

Si l’on prend les trois grands pôles qui seraient susceptibles de jouer le rôle de cette altérité, l’Inde, la Chine et la Russie, je ne crois pas que l’un d’entre eux puisse prétendre aujourd’hui, en qualité de modèle à suivre, jouer le rôle d’alternative au Système. Que ce soit par le niveau de vie de la majorité de leurs populations qui reste encore largement inférieur au niveau de vie occidental ou par le fossé culturel qui sépare la Chine et l’Inde du mode de vie occidental actuel, aucun de ces grands pays ne peut prétendre incarner une alternative radicale au Système. Et concernant la Chine et l’Inde, je doute que ces deux pays en aient la prétention.

Reste la Russie qui culturellement et géographiquement est plus proche de l’Europe occidentale sous

férule atlantiste que les deux autres pays asiatiques. Toute la question est de savoir si la Russie entend jouer ce rôle d’antagonisme radical au Système, c’est-à-dire accepter d’opposer et de promouvoir une vue du monde traditionnelle en rupture avec l’idéologie marchande et délétère du monde occidental.

Objectivement, Moscou est déjà dans l’altérité, ne fut-ce que par son refus de se plier aux injonctions de l’Occident. Elle l’est aussi par le choix que semble avoir fait Vladimir Poutine en juillet dernier en donnant sa faveur au club Stolypine contre les libéraux de son propre gouvernement. Elle l’est encore dans la guerre qu’elle mène en Syrie contre le terrorisme instrumentalisé par l’Occident.

Mais être dans la situation du dernier grand peuple libre du continent eurasiatique, ennemi absolu de l’Occident sous domination anglo-saxonne, ne suffit pas à se poser en pôle alternatif du Système. Et c’est là que la Russie a un rôle historique à jouer, en renouant avec ses racines chrétiennes et en se posant en adversaire idéologique résolu de la vision marchande du monde. Pour ce faire, elle va bénéficier d’une occasion inespérée d’apparaître comme un pôle de stabilité en regard d’une Europe qui ne peut que sombrer à court terme dans le chaos que provoqueront les guerres ethniques et la faillite de son modèle économique.

Mais au-delà d’une conception du monde conservatrice et chrétienne, seule alternative crédible au Système, et sachant que les peuples asservis et malades de l’Occident ne réfléchissent plus qu’à l’aune du remplissage de leur Caddie de supermarché, comment définir alors une économie alternative, saine, organique et enracinée ?

C’est avant tout une économie au service du peuple et non pour le bénéfice exclusif d’une oligarchie. De ce fait, elle est automatiquement subordonnée au pouvoir politique qui l’oriente mais ne la dirige pas, sauf dans certains secteurs cruciaux ou à certains moments historiques. Elle suit les orientations (incitations fiscales, exemptions ou réductions d’impôts, zones franches, interdictions, limites, restrictions) que lui pose l’Etat. De ce fait, elle agit librement dans un cadre donné en fonction de deux impératifs :

1. assurer le bien-être de la population ;
2. assurer les exigences stratégiques de l’Etat.

Tant que l’économie n’est pas en crise et que ces deux impératifs sont satisfaits, l’Etat n’intervient pas. Dès lors qu’un dysfonctionnement intervient, extérieur ou intérieur (prix du baril de pétrole, pénuries alimentaires, hausse du prix des matières premières ou stratégiques etc.) l’Etat use de son pouvoir régalien pour imposer les mesures qu’il juge nécessaires (baisse ou hausse des prix ou des salaires, inflation ou déflation, augmentation des droits de douanes, contrôle des changes, etc.). En conséquence, et contrairement aux exigences du Système Global, il est vital pour un Etat qui désire conserver son indépendance et sa liberté d’agir, de se désendetter et de pouvoir disposer d’une banque centrale sous son contrôle direct afin de pouvoir jouer à sa guise sur la circulation monétaire dans le pays.

Une économie orientée – et non dirigée – doit reposer sur le principe de la libre concurrence mais en respectant les valeurs et les traditions des peuples où elle est appliquée. Contrairement à ce que pense les libéraux, tout n’est pas à vendre ou à acheter. En conséquence l’Etat doit réglementer les secteurs où il souhaite détenir le monopole (transports publics, énergie, défense, télécommunications, médias). Il est même souhaitable que ces secteurs restent sous le contrôle étroit et exclusif de l’Etat, notamment les télécommunications et les médias, du fait de leur utilisation potentielle comme armes stratégiques de désinformation, comme l’ont montré les révolutions de couleurs avec l’utilisation massive des réseaux sociaux et les écoutes systématiques pratiquées par les Five Eyes anglo-saxons.

Afin d’éviter un assoupissement du système inhérent à toute fonction publique et à toute administration centralisée dépourvue de concurrence, il est souhaitable d’instaurer dans ces administrations un système de rémunération au mérite (comportant des limites), géré par une commission mixte de fonctionnaires de tous grades et d’experts indépendants extérieurs à l’administration.

Pour protéger cette économie de tout choc intérieur ou extérieur, il convient de fixer un certain nombre de principes simples :

1. Tout ce que peut fabriquer ou produire le pays, sans coûts excessifs, et qui fournit de l’emploi à des salariés ou est considéré comme d’intérêt stratégique par l’Etat, doit être protégé par des droits de douane, variables selon la nature de la menace, ou être nationalisé.

2. La monnaie nationale n’est pas une marchandise et il faut restaurer le système qui la place hors du champ des spéculateurs internationaux.

3. L’Etat doit s’arroger le droit d’interdire toute société ou organisation étrangère (Soros connexion) dont l’activité peut être néfaste (sur les plans politique, économique ou culturel) pour le pays.

4. L’impôt doit être juste et équitable et toucher proportionnellement toute les classes sociales en évitant de frapper trop fort les hauts revenus ce qui risquerait de faire fuir les élites.

5. L’Etat doit se donner les moyens, même à prix exorbitant et donc non compétitif, de fabriquer ce qu’il estime nécessaire pour son indépendance et dont la perte de savoir-faire lui serait extrêmement préjudiciable. (cf. industrie spatiale, armement, numérique…).

6. Une économie organique doit favoriser le principe de fonctionnement des cercles concentriques : il faut qu’une région consomme prioritairement ce qu’elle produit (circuits courts, localisme). Si un produit n’est pas disponible dans la région concernée, c’est à la région la plus voisine de l’approvisionner. Si aucune région du pays ne produit le bien recherché, il sera importé, de préférence d’un pays avec lequel existe des accords bilatéraux d’échanges.

7. Une économie continentale ouverte sur les deux océans doit mettre en place le principe de l’autarcie des grands espaces. Le continent Eurasien, de Brest à Vladivostok, possède largement en son sein de quoi satisfaire tous ses besoins essentiels. Pour les rares denrées (café, chocolat…) ou matières premières qu’elle ne posséderait pas, ou alors en quantité insuffisante, des accords de commerce internationaux avec les pays producteurs permettront de pallier la pénurie.

Ces principes d’économie organique ne sont que de simples mesures de bon sens et ils étaient pratiqués naturellement par tous les Etats du monde avant que la maladie libérale et sa dérive libérale-totalitaire ne se répandent sur la surface de la terre. Ils pourraient être remis en place dans un débat comme alternative positive au système marchand mis en place par ceux qui visent à travers lui à s’assurer le contrôle de la planète.

Objectivement, mais lentement, la Russie semble mettre en place ces principes de bon aloi qui sont radicalement contraires à l’idéologie libérale que promeut le Système. Aura-t-elle le temps de bâtir une société exemplaire avant que le monde ne bascule dans le chaos ? C’est tout l’enjeu des temps qui viennent. Il est minuit Docteur Schweitzer…

 

Emmanuel Leroy

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12 thoughts on “Que penser contre le Système ?

  1. Merci de nous indiquer le lien pour qu’on commence à diversifier nos sites favoris.
    Puisque cette ancienne oasis voit son débit tarir.
    Mais cette rareté donnera plus de poids aux avis et analyses du druide.

    1. Vous avez la très désagréable manie de me prendre pour votre larbin. Ça me démotive au plus haut point

      1. ce genre de commentateurs finissent toujours par se fatiguer plus vite, qu’ils ennuient les lecteurs, quand ils se rendent compte que, tout monde voit bien, qu’ils racontent que de la daube .
        îls doivent pardonnés car, plus à plaindre qu’autre chose …..

  2. Erreur d’interprétation.
    Douloureux quiproquo.
    Je ne me permettrais jamais de tels propos.

    Vous avez choisi ce contrat. Nous en sommes ravis pour vous et vos employeurs qui bénéficieront de vos compétences.

    Qui oserait vous qualifier de ‘larbin’ ?
    Vous souhaitez prendre du recul, être moins présent et rédiger moins d’articles.
    Cela ne change rien à notre combat commun contre le Système et les ‘élites’.
    Si vous citez Emmanuel Leroy, indiquer le lien où on peut le suivre n’est pas abusif mais logique.
    Sur les sites comme RI ou lesaker, ils indiquent toujours le lien. C’est un automatisme utile pour suivre le parcours de l’info.

    Le combat des peuples contre les oppresseurs mondialistes est une communauté d’action.
    Il faut donc échanger et répandre les bonnes infos.
    Vous écrivez que notre désunion, notre manque d’organisation et de logistique sont nos faiblesses.
    En tant que druide, il est logique et cohérent d’aider cette cause commune contre les Zélites.
    C’est un combat collectif et collaboratif.

    J’espère que ces explications seront utiles.
    Pourquoi blesser un compagnon d’armes ?

  3. le style fraichement imagé de leroy, incitera la francophonie à toujours défendre et s’exprimer par ses belles lettres,,,,, dommage qu’il soit toujours ardu de garder sa poésie, en matière écomique et stratégique; le fil du texte, devenant technique , perd un peu de son éclat .
    l’analyse de l’antisysthème, comme néo-systhème en création est limpide, prenant appui sur l’exemple de résistance de la russie, au broyage récurent, par toujous la même de bande de zangulais incrustés , sur ce qu’ils estime leurs terrain de chasse, à savoir tous les pays du monde .
    néanmoins, le problème d’une polarité alternative et, sa synthèse sont mal posé, à propos des 3 pays cités comme éventuel nouveau pôle: chine, indes et russie .
    comme le définissent les représentants de ces 3 zètats et, leurs alliés- b r i c s, alliance eurasiatique etc…-, leur but consiste à assoir une multipolarité mondiale effective, par des liens respectueux du droit et des conventions internationales, type charte des droits de l’homme, o m c, o n u etc….. chose toujours possible à faire entendre aux zoxydentaux, encore trés durs de la feuille à cet objet …..
    dans la conclusion, le mot nouveau monde multipolaire paraît en effet, vraiment plus adapté, au lieu de russie, car même y étant largement à l’initiative, il s’agit aussi avec tous ses alliés, de mettre en place, en plus d’organiser un système économique planétaire équitable, une stratégie durable de stabilité, pour tous les pays ou pôles, petits ou grands .
    la route de la soie, c’est bien et, la route de l’en soi, c’est plus juste encore….. pour peu, comme le dit l’article que, les youpys des bourses mondialisées, echouent à reverser la table, pour une bonne bagarre, après leur partie de pokeur menteur …..

    1. excellent commentaire, trouvé sur r i, étayant bien le sens de mon propos :
      http://reseauinternational.net/etalon-or-la-regle-dor-du-general/#comment-443234
      hawky 29 mars 2017
      “Si vous suivez bien la chronologie des évènements, il est assez simple d’observer qu’ils sont liés.
      De Gaulle avait pressenti la fraude de l’émission de dollars avec une contrepartie et une garantie d’échange en or. En fait, le plan Marshall, une forme de crédit par la fourniture de matériel agricole US, (Vous allez rigolez, mais j’ai rencontré personnellement un agriculteur de l’après-guerre qui a laissé un tracteur fourni par l’administration et qui l’a laissé immobile dans sa grange pendant plus d’un an, avant que son cheval de labour fut au bout du rouleau) était déjà le précurseur du pétrodollar.
      Le crédit du plan Marshall contenait des accords d’exportation de production agricole européenne vers les USA payable en dollars ce qui permettait d’acheter du pétrole aux pays exportateurs de ce pétrole en dollars. Ce deal a été conçu parce que l’industrie européenne avait été dévasté par la guerre et que cela allait demander des années aux pays européens (sauf l’Angleterre mais j’y reviendrais plus bas) de s’en remettre.
      Lorsque dans les années 60, la France eu un surplus de dollars grâce aux exportations et un moindre besoin d’achat de pétrole, De Gaulle envoya même des navires de guerre récupérer de l’or en contrepartie des dollars émis par la FED.
      C’est (aussi ?) une des causes des évènements de mai 68 en France, alors que 1968 était une année de rébellion dans de nombreux endroits du monde.
      De Gaulle mis en touche, les servitudes pouvaient se mettre en place pour que cela ne se reproduise plus. D’abord Nixon en 1971 mit fin au système de l’étalon or (Le Royaume Uni, en a été un fort complice) :
      http://www.ndf.fr/vu-des-etats-unis/15-05-2012/fin-de-letalon-or-quel-fondement-au-choc-nixon-de-1971/
      La conception de la suite est assez simple, le dollar avait l’image d’une devise mondiale, surtout pour l’achat de pétrole aux pays producteurs et un choc pétrolier (1973) avec un triplement des prix en l’espace de 2 mois était une manière de convertir l’étalon or en étalon pétrole.
      La suite vous la connaissez tous, tous ceux qui ont voulu abandonner l’achat de pétrole par une devise autre que le dollar, se sont fait zigouiller. (Et leur pays ou nation avec !)
      C’est malheureusement dans cette même suite qu’une troisième guerre se met en place et bien que j’admire ceux qui n’y croient pas, il suffit de regarder les chiffres. Les budgets nationaux à travers le monde consacrés à la défense (ou à l’attaque), la multiplication des manœuvres militaires en terrain de proximité des tensions, la propagande ubuesque de transparence inversée de nos médias mainstream et malheureusement la croissance de l’importance que nous portons aux discours de nos reines et de nos rois, indiquent que cette guerre aura bien lieu, tôt ou prochainement.
      Pour revenir à l’Angleterre dont l’industrie n’a pas été beaucoup bombardée pendant WWII, ils ont subi ce que l’on a surnommé le « péril jaune » dans l’industrie motocycliste. Lorsque fin des années 60, les motos japonaises sont arrivés sur les marchés mondiaux, les motos anglaises qui tenaient alors la plus grande part du marché, ont été surpassé rapidement. Beaucoup estiment, que le non renouvellement des usines existantes, n’ayant pas subi de bombardement, en est la principale cause.”

  4. Bonjour JP,
    Bonjour à tous,

    Merci Algarath d’avoir republier ici cet article ”synthèse-fleuve” de l’éclairé, Emmanuel Leroy.
    Ce qu’il dit, c’est simple au fond:

    Moins d’individualisme, plus de solidarité.
    Moins d’avarice, plus de partage.
    Moins d’égocentrisme, plus d’ouverture.
    Moins d’indifférence, plus d’empathie.
    Moins de matérialisme, plus d’élévation.
    Moins de haine, plus d’Amour…

    Le système capitalisme occidental, aussi pompeusement et faussement appelé ”démocratie”; est le ver et le revers de l’Humanité.
    Tant qu’on ne changera pas ce système de mise en concurrence des individus, groupes, sociétés, états, religions, philosophies, etc.
    entre eux et elles et où le plus féroce plutôt que le plus sage raffle la mise; nous somme tous et toutes voués à l’échec.

    Cessons d’admirer les empires Grecs, Romains, Anglais, Français, Américains… qui n’ont durés qu’en moyenne 250 ans et regardons plutôt ce qui a fait durer les empires Égyptien, Byzantins et surtout Chinois.
    Nous avons tellement de choses à apprendre de la philosophie orientale.
    L’occident doit offrir quelque chose de mieux que la guerre et la destruction qui à fait sa pseudo grandeur ou tout simplement reprendre la place séculaire qu’elle à occupée dans la marche du monde: celle de peuplades barbares en marge de l’évolution humaine!

    À NOUS MAINTENANT DE PROUVER QU’ON NE MÉRITE PAS LE MÊME SORT QUE LES DINOSAURES OU LE PEUPLE DE SODOME ET GOMORRHE…

    A+ FL

    ”Quel fut l’empire à la plus grande longévité ?

    La réponse à cette question laisse libre cours à l’interprétation. Même si un empire peut être défini comme le regroupement politique de plusieurs peuples sous une autorité centralisée, une typologie étendue d’empires existe. Si l’on se borne à l’étymologie latine imperium, l’empire est un système politique autocratique dirigé par un empereur. L’empire de Chine, malgré ses changements dynastiques à durer plus de deux mille ans jusqu’en 1912. Plus près de l’Europe, l’empire byzantin, qui conserve la structure traditionnelle de l’Empire Romain, dure quant à lui, plus de mille ans, de 395 à 1453. Dans l’Antiquité, l’empire avec la plus longue histoire est sans hésitation l’empire égyptien dont la civilisation s’impose sur la vallée du Nil pendant trois millénaires.
    Dans le palmarès des empires, on peut aussi s’intéresser à l’empire le plus vaste du monde. La palme revient à l’Empire Britannique qui, à son apogée en 1922, s’étendait sur 36 millions de km2. L’Empire Mongol, au Moyen Age, a atteint, lui, la superficie incroyable de 34 millions de km2 en 1254 sous l’autorité du petit fils de Gengis Khan, Kubilai Khan ; et ceci d’un seul tenant !
    A titre de comparaison l’empire colonial français s’est étendu au maximum sur 13 millions de km2 à la veille de la seconde guerre mondiale. Il n’a duré que 446 ans et commence avec la fondation du Canada français par Jacques Cartier en 1534 et se termine avec l’indépendance des dernières colonies africaines en 1980.”
    Source: http://ptitgenie.com/histoire/empire-longevite/

  5. Concernant l’empire français:

    Depuis la fin du XVIIe siècle, Français et Anglais étendent leurs possessions nord-américaines les uns aux dépens des autres et se trouvent confrontés, au travers de ces rivalités maritimes, coloniales, territoriales et commerciales, par le biais de plusieurs conflits militaires en Amérique qui se superposent aux guerres européennes d’alors. Devant la résistance de la Nouvelle-France aux attaques ennemies qui n’ont, jusque-là, pu enlever aux Français que l’Acadie, les treize colonies britanniques, au milieu du XVIIIe siècle, se trouvent toujours encerclées à l’ouest et au nord par un vaste mais finalement faible empire français, reposant plus sur les alliances avec les Amérindiens et la combativité de ses colons que sur un réel soutien de la part de la métropole. Lorsque, après 1749 et la troisième guerre intercoloniale, les rivalités franco-britanniques renaissent avec force, cristallisées par la volonté des deux camps de s’étendre sur la Vallée de l’Ohio, un nouveau conflit paraît inévitable et éclate effectivement dès 1754.
    D’abord ponctué par une série de succès français lors de ses trois premières années, le conflit ne tarde pas à prendre une ampleur inattendue du fait de l’intensification des opérations en Europe et de la volonté, de la part de Londres, de réduire la présence française en Amérique du Nord. Ainsi, à la suite de l’envoi d’un fort contingent armé britannique dans les colonies en 1758, d’un manque de motivation français de défendre efficacement ses possessions, du blocus imposé par la Royal Navy (qui s’impose progressivement en maîtresse des mers) aux ports français, et aussi du fait d’une intensification des opérations militaires de la France en Europe, la guerre finit par tourner à l’avantage des Anglais qui peuvent, en 1759, envahir la Nouvelle-France.
    Le siège le plus impressionnant est celui de sa capitale Québec, la même année. La prise de Montréal, en 1760, met fin à la guerre en Amérique et consacre la victoire écrasante de l’Empire britannique sur son concurrent le plus menaçant jusqu’alors. Le territoire français est attribué aux Britanniques en 1763 lors du traité de Paris, à l’exception des îles Saint-Pierre-et-Miquelon, près de Terre-Neuve.
    source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_la_Conqu%C3%AAte

  6. À MÉDITER:

    ”L’Ancien Régime n’avait pas réussi à faire peupler ces vastes territoires, contrairement au Royaume-Uni. On peut avancer plusieurs causes. Le fait que les Français soient généralement considérés comme un peuple casanier n’est pas satisfaisante. Il faut rappeler que, selon la méthode de colonisation préconisée notamment par Sully et Colbert, ce sont surtout des citadins qui sont partis rejoindre les terres lointaines où les attendaient un seigneur et un prêtre catholique, tout comme en France. Il n’y a donc pas eu de « rêve canadien » comme il y a pu avoir un « rêve américain » pour les exclus religieux du Royaume-Uni, mise à part la France Antarctique censée être une colonie de refuge pour les calvinistes. En outre, la France est un pays très tôt malthusien, dès le milieu du XVIIIe siècle et manque donc de candidats à l’émigration.
    De plus, la France s’était concentrée au développement des Antilles et à la culture de la canne à sucre, source d’une véritable richesse, Saint Domingue produisant 85 % du sucre mondial. Le modèle économique de cette production reposait sur L’ESCLAVAGE, 405 000 sur une population de 455 000 en 1788.”
    source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_empire_colonial_fran%C3%A7ais

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